Comment s'habiller pour le ski : trois couches, et surtout pas de coton
La méthode des trois couches pour une journée qui commence à moins dix dans la télécabine et se termine sous le soleil de midi. Ce qu'il faut absolument, ce qu'on ne porte en aucun cas, et pourquoi les gants comptent plus que la veste.

Pour le ski, on s'habille en trois couches : une couche thermique près du corps (mérinos ou synthétique, pas de coton), une polaire chaude, et une veste et un pantalon de ski imperméables. Par-dessus : un casque, un masque de ski, des gants de ski imperméables et une seule paire de chaussettes de ski. Cette méthode existe parce qu'en une seule journée de ski la température varie de dix degrés : il fait froid dans la télécabine, chaud après dix virages, à midi le soleil brûle, et à trois heures et demie, quand l'ombre gagne la piste, on gèle. Celui qui porte un « vêtement chaud » au lieu d'un système a à la fois froid et transpire, en général à la même heure.
En bref, que porte-t-on pour le ski :
- une couche thermique près du corps, pas de coton
- une polaire
- une veste et un pantalon de ski, 10 000 mm et plus
- un casque (en Italie, obligatoire à tout âge)
- un masque de ski, pas des lunettes de soleil
- des gants de ski, des moufles pour les enfants
- des chaussettes de ski, une seule paire
- de la crème solaire et un stick à lèvres avec indice de protection
Trois couches
La première, près du corps. Un haut à manches longues et un collant thermique en laine mérinos ou en tissu synthétique. Elle ne réchauffe pas, elle évacue la transpiration. Pas de coton, en aucun cas : le coton absorbe la sueur, reste humide et refroidit. Un t-shirt en coton sous une veste de ski est la cause numéro un de l'enfant qui grelotte à midi. Il s'est réchauffé sur la piste, a transpiré, et le voilà habillé d'un chiffon mouillé dans le vent.
La deuxième, chaude. Une polaire ou un pull fin. On l'enlève quand il fait chaud, on l'ajoute dans la télécabine, et par une journée ensoleillée de mars on s'en passe parfois. Mieux vaut deux fines qu'une épaisse.
La troisième, protectrice. Une veste et un pantalon de ski imperméables, coupe-vent et respirants. Sur l'étiquette figure un indice d'imperméabilité en millimètres : 10 000 est le seuil confortable pour une journée entière sur la neige. Un jean et un pantalon de jogging ne sont pas une troisième couche, même par beau temps. Dans la neige, on s'assoit, on tombe, on s'appuie dans la télécabine, et la première chute les laisse mouillés jusqu'au soir.
Les extrémités
Le corps protège les organes internes et sacrifie les doigts, les oreilles et le nez. Ce sont eux qui décident si la journée se termine à dix heures ou à seize heures.
- Les gants. La dépense la plus importante de la liste. Des gants de ski imperméables, pas des gants en laine ni des gants de course. Pour les enfants et ceux qui ont facilement froid aux mains, des moufles (mitaines), dans lesquelles les doigts se réchauffent les uns les autres. Une paire de rechange dans le sac du parent vaut de l'or après la première bataille de boules de neige.
- Les chaussettes. Une seule paire, des chaussettes de ski montant sous le genou. Deux paires compriment le pied, gênent la circulation du sang et refroidissent justement. Une chaussette fine en mérinos est plus chaude qu'une épaisse en coton.
- Le casque. En Italie, il est obligatoire pour tous, à tout âge, et dans tous les cas il réchauffe la tête mieux que n'importe quel bonnet. On le loue avec l'équipement. En dessous, un bonnet fin ou rien du tout.
- Un tour de cou chaud (une cagoule) pour les jours de vent. Dans une télécabine ouverte à moins dix, c'est la différence entre un trajet et un supplice.
- Un masque de ski, pas des lunettes de soleil. Il coupe le vent et ne tombe pas en cas de chute, et par temps couvert, quand la neige et le ciel se fondent en un blanc uniforme, un écran clair redonne du relief à la piste. Les lunettes de soleil restent pour la télécabine et la terrasse.
- Les chaufferettes pour les mains. Des sachets jetables pour quelques heures, à l'intérieur du gant, pas sur la peau. Une astuce bon marché, et presque indispensable pour les enfants.
Le soleil
Tous les mille mètres, le rayonnement augmente d'environ dix pour cent, et la neige fraîche en renvoie jusqu'à quatre-vingts pour cent vers le haut, vers le menton et le nez. À l'altitude du Belvédère au-dessus de Canazei, 2 500 mètres, on attrape un coup de soleil en février en une heure, même à moins cinq, même sur la terrasse. De la crème solaire à indice élevé sur tout ce qui est exposé avant de sortir, à nouveau à midi, un stick à lèvres avec indice de protection (les lèvres brûlent les premières), et des lunettes avec protection UV, même pour ceux qui ne skient pas.
À quoi cela ressemble une journée ordinaire
Le matin, au départ de l'hôtel : les trois couches, le casque, le masque sur le casque, les gants, le tour de cou. Dans les poches : la crème, le stick à lèvres, le téléphone, et les sandwichs préparés au petit-déjeuner.
Dans la première télécabine : il fait froid. On ferme tout et on remonte le tour de cou.
Après trois descentes : il fait chaud. On ouvre les fermetures éclair d'aération sous les aisselles, avant d'enlever une couche.
Midi au soleil : la veste ouverte, la polaire nouée autour de la taille, on renouvelle la crème.
Trois heures et demie : l'ombre gagne la piste et la température chute. On referme tout, et on redescille à la maison par une piste qu'on connaît. C'est aussi le moment où le corps est fatigué, et c'est l'heure des blessures.
Les enfants gèlent plus vite et se plaignent moins. Des doigts ou des oreilles pâles et blancs : à l'intérieur immédiatement, on réchauffe avec les mains ou dans de l'eau tiède, on ne frotte pas.
Et le soir : à l'hôtel, on enfile des vêtements ordinaires. Les chaussures, la veste et les gants mouillés vont dans la salle à chaussures chauffée de l'hôtel ; les chaussettes peuvent aller sur le radiateur. Et pour la rue, des chaussures chaudes à bonne semelle, car les trottoirs du village sont enneigés.
Ce qu'on achète et ce qu'on loue, dans le guide de l'équipement, et comment tout cela rentre dans un seul trolley. Vous ne savez pas si ce qui se trouve dans l'armoire suffit pour une semaine à Canazei ? Envoyez-nous une liste. Parlez-nous chez Har Tayarut.
Peut-on porter un jean pour skier ?
Non. Le jean absorbe l'eau, et la première chute ou la première fois où l'on s'assoit dans la neige le laisse mouillé jusqu'au soir. Il faut un pantalon de ski imperméable, 10 000 mm et plus selon l'étiquette.
Pourquoi ne porte-t-on pas de coton pour le ski ?
Le coton absorbe la transpiration, reste humide et refroidit le corps. La couche près du corps doit être en laine mérinos ou en tissu synthétique, qui évacuent l'humidité de la peau.
Les lunettes de soleil suffisent-elles pour skier ?
Non. Un masque de ski coupe le vent, ne tombe pas en cas de chute, et par temps couvert son écran clair redonne du relief à la piste. Les lunettes de soleil avec protection UV conviennent pour la télécabine et la terrasse.
Tout le magazine · Vers les vacances de ski cachères · Vers les vacances d’été cachères · Har Tayarut
